Dieu n'est plus médecin
Fiction | 2020 | 28'
Réalisation : Marion Le Corroller
Avec : Judith Zins, Edéa Darcque, Marrilyne Canto, Joël Cudennec, Ferdinand Regent-Chappey
MARGAUX est une jeune interne aux urgences, totalement dévouée à ses patients et à l’hôpital. Mais derrière ses sourires, Margaux est à bout de souffle, au bord du burn-out. Un soir de garde, submergée par l’afflux de patients et extenuée, Margaux oublie malencontreusement une patiente sur un brancard, ce qui coûte la vie à cette dernière. Encore sous le choc, Margaux est priée par sa cheffe HÉLÈNE, de reprendre au plus vite son travail. Mais rapidement, le corps de Margaux devient le théâtre de manifestations étranges. Son front se met à suer du sang, une soif intense s’empare d’elle, une fatigue extrême la terrasse, ses ongles se détachent... Margaux, qui veut à tout prix valider son stage, tente de cacher ces symptômes et continue à soigner des patients. Seulement très vite, son état empire, et Margaux, à bout de force, ne voit qu’une solution : se perfuser le reste d’une poche de sang utilisée pour soigner un patient. Elle revit pour un temps, mais le suintement réapparaît de manière inopinée. Afin de trouver une solution plus radicale, elle s’introduit dans la chambre froide de l’hôpital pour voler plusieurs calots de sang mais surprend alors un autre interne, avec le même objectif qu’elle. Il déclenche l’alarme de sécurité en tentant d’ouvrir une des vitrines réfrigérées. Margaux comprend qu’elle ne pourra pas obtenir du sang de cette façon. Margaux déambule à présent comme un zombie dans les salles d’opérations vides à la recherche de poches de sang. En vain. Plus tard, ses membres se rigidifient dramatiquement, une odeur de putréfaction envahit son bureau et son buste devient verdâtre. Margaux constate, horrifiée, que son corps commence à se décomposer. Elle n’a plus le choix : pour survivre, elle doit sacrifier un patient et se transfuser tout le sang qui lui était destiné. Margaux valide son stage mais cette réussite à un goût bien trop macabre. Et alors qu’elle est à nouveau de garde, elle décide de fuir. Au fur et à mesure qu’elle s’éloigne de l’hôpital, son corps retrouve une allure normale, ses membres s’assouplissent et Margaux commence à courir dans la nuit noire.
Claire Andieux
Fiction | 2020 | 01h30
Réalisation : Olivier Jahan
Avec : Jeanne Rosa, Emma de Caunes, Yannick Renier
Claire Andrieux a soufflé récemment ses 41 bougies. Elle travaille dans une petite agence immobilière située à Pleubian, dans les Côtes d’Armor, en compagnie de Gwendal, un collègue qu’elle a bien du mal à supporter. Pimpante, tirée à quatre épingles, c’est une excellente vendeuse, elle a la tchatche, déclenche la sympathie, même si elle peut s’avérer parfois gaffeuse ou extrêmement “cash”… C’est une drôle de bonne femme, touchante, drôle et exaspérante, avec ses lubies et ses zones d’ombre qu’elle a décidé depuis un bon bout de temps de taire. Elle vit seule dans son petit studio à Tréguier mais de temps en temps, elle va dormir à Ker Salloux, une belle maison qu’elle a vendue à un couple d’artistes anglais il y a trois ans déjà, mais qui la laissent la gérer au mieux, étant absents la plupart du temps. Son métier lui permet de rentrer dans la vie des gens, dans leur intimité, de les côtoyer un court moment. Mais ces rencontres la nourrissent, l’enrichissent, comblent sa solitude, juste émaillée le dimanche soir de dîners avec son amie Maëlle, avec qui elle chante dans une chorale. En compagnie d’un régisseur rennais, Bruno, la quarantaine, elle sillonne la région pour trouver le décor d’une série allemande qui va se tourner dans le coin. D’autant qu’elle vient de se faire retirer son permis de conduire à la suite d’une soirée bien arrosée. Bruno est sympathique, la plupart des maisons ne lui conviennent pas… jusqu’à ce qu’il découvre Ker Salloux. Nous allons suivre trois mois dans la vie de Claire à un tournant de sa vie. Alors qu’elle s’apprête, grâce à différentes interventions amicales (et notamment d’un couple d’amis parisiens, Samuel et Éléonore), à mettre à mal le confort de sa vie solitaire, réglée au millimètre, à faire remonter des douleurs enfouies depuis longtemps en elle (elle a été victime d’un viol dans son enfance) et à découvrir l’amour à quarante ans passés. Mais le processus sera long et compliqué, d’autant que Claire, vivant seule, a ses petites manies et que l’intrusion d’un homme dans sa vie va venir tout chambouler…
A vous de juger
Documentaire | 2019 | 52'
Réalisation : Brigitte Chevet
Citoyen français, vous avez chaque année une chance sur 1 300 de recevoir une lettre du Ministère de la Justice vous désignant membre d’un jury d’Assises. Impossible de se dérober à ce devoir, sauf à payer une forte amende. Rarement, dans notre système démocratique, votre vote va autant peser dans une décision aussi lourde. Vous serez confronté aux crimes, aux détails sordides, au pire de l’humain. Après cette épreuve, vous ne verrez plus la justice de la même manière et vous ne serez plus tout à fait le même… Filmés à la Cours d’Assises de Rennes, au Parlement de Bretagne, dix anciens jurés, hommes, femmes, de tous âges et milieux sociaux, racontent cette expérience bouleversante : devoir juger autrui… au nom du peuple Français. En s’intéressant à ces jurés, au-delà des cas individuels, c’est aussi tout un pan largement méconnu de la justice en France qui va se révéler à nous. En effet, presque personne ne le sait mais ces hommes et ces femmes, maintenus dans l’ombre, sont ceux qui, quotidiennement, jugent les affaires les plus graves. Aux Assises, seules les infractions encourant un minimum de dix années de prison sont jugées. C’est sur eux et leur pertinence que la justice s’appuie pour rendre ses sentences. Ce film apporte une réflexion nécessaire, à l’heure où la réforme de la justice prévoit de diminuer fortement le rôle de ces jurys populaires dans le système judiciaire français.

Ce catalogue est participatif. N'hésitez pas à nous signaler un film manquant, un problème lié à une photo, une erreur, etc., ou à apporter des informations et documents complémentaires. Sources de ce catalogue : Livre et Lecture en Bretagne, Accueil des Tournages en Bretagne, Cinémathèque de Bretagne, La Cinémathèque française, Unifrance, www.film-documentaire.fr, Festival de Douarnenez, Le Cinéma en Bretagne de Tangui Perron, Les sociétés de production et de distribution citées dans ce catalogue.


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